Que l'on aime ou pas, Elvis est et reste le King. L'homme du Rock&Roll. Même s'il n'en est pas l'inventeur, il va le révolutionner. Le blanc qui chante comme un noir, ce petit gars de
Tupelo (Tennesse) va être l'icône de toute une génération, comme jamais personne ne l'avait fait et ne le fera.
Visiter Graceland peut paraître anecdotique voir même se transformer en caricature touristique, dans le sens où l'on ne visite que la maison du King. Il n’est pas un sur-homme, ni immortel (sic).
Pourtant, une fois arrivé devant cette grande bâtisse un étrange sentiment vous anime. L’audio-visite, composée de commentaires sur les lieux et d’interviews d’Elvis traduits, renforce la
nostalgie. La salle à manger, le salon, la cuisine… rien d’extraordinaire et pourtant. La salle de billard et sa TV room sont chargées d’une ambiance elvisienne. On s’évade et l’on s’imagine
Elvis passer du bon temps avec ses amis. Et rêver d’être là, avec ce gars si commun, aimant les simples plaisirs de la vie. Personne ne pourrait expliquer pourquoi Elvis est devenu si populaire,
même lui n’a pu le comprendre et le supporter…
Nous passons dans son Jungle saloon où il enregistra quelques chansons de « From Elvis in Memphis » et « From Elvis Presley Blvd ».
Quelques pas plus loin, nous traversons son jardin pour arriver à sa salle des trophées où sont exposés ses centaines et centaines de disques d’or, costumes, affiches de films et interviews TV. La chose la plus touchante est peut-être son discours du 16 janvier 1971, pour son élection de l’homme de à l’année à : One of the Ten Outstanding Young Men of the Nation by the United States Chamber of Commerce. Parmi les précédents lauréats, on trouve : Howard Hugues, John F. Kennedy, Robert F. Kennedy, Richard Nixon, Orson Welles, Henri Kissinger. Voici ce qu’il a dit :
« Je voudrai vous dire que j'ai toujours
été un rêveur. Lorsque j'étais jeune je lisais des bandes dessinées et j'étais un héros de bandes dessinées. Je regardais un film et j'étais le héros du film. Et ainsi chaque rêve que j'ai fait
un jour s'est réalisé des centaines de fois, aujourd'hui.
J'aimerais vous dire aussi cette ritournelle que j'ai apprise très tôt dans la vie :
Sans chanson une journée ne se termine jamais ; sans chanson, on n’a pas d'amis ; sans chanson, la route paraît interminable. Aussi, et c'est pourquoi, je continuerai toujours à chanter,
pour vous et pour moi. Bonsoir. »
Puis, nous arrivons dans sa salle de racquetball où il joua du piano pour la dernière fois, le 16 août 1977. Enfin, nous nous recueillons quelques instants dans le jardin de la mémoire où il a
été enterré avec sa famille et son frère jumeau mort à la naissance.